Identification de gènes impliqués dans la résistance du blé tendre à la fusariose et dans le contrôle de la production de mycotoxines au champ

Le contexte

La culture du blé tendre est soumise à une intense pression parasitaire. Les maladies, actuellement les plus dommageables, sont d’origine fongique (septoriose, fusarioses et rouilles). De plus, les problèmes de rendement et de qualité engendrés par ces maladies se doublent d’un risque sanitaire, résultant de la contamination des épis et des grains par des mycotoxines produites par plusieurs espèces de champignons phytopathogènes.

Les projets actuels du groupe « Maladies des Céréales» (MDC), créé fin 2009, portent sur l’étude de la fusariose de l'épi ou « Fusarium Head Blight (FHB)», et de son corollaire, la production de mycotoxines. La fusariose de l'épi, maladie endémique en France comme dans l’ensemble des grands pays producteurs de blé tendre, est induite par un complexe d'une vingtaine d’espèces appartenant principalement au genre  Fusarium. Les deux espèces les plus fréquemment rencontrées en France, F. graminearum et F. culmorum, sont des productrices de trichothécènes de type B (TCTB).

La création du groupe MDC s’inscrit dans le cadre de la volonté affichée par l’INRA de recentrer l’essentiel de ses activités de recherche sur la résistance du blé tendre aux maladies au sein du GDEC, et à termes de créer un pôle d’excellence « Maladies du blé » sur le site de Clermont-Ferrand.

Les objectifs

Ce projet de thèse vise à identifier des acteurs clefs de la résistance du blé tendre à la fusariose de l’épi. Deux approches complémentaires sont développées :

  1- Analyse comparée du transcriptome et du protéome de grains sains, fusariés ou contaminés par des   mycotoxines issus de variétés sensibles ou résistantes à la fusariose et/ou à la production de mycotoxines.

  2- Validation de gènes candidats potentiellement impliqués dans des mécanismes de défense chez d’autres   espèces végétales, et en particulier chez le riz par criblage de collection de mutants et/ou construction de lignées   transgéniques.

Cette thèse contribuera à la caractérisation des mécanismes et processus sous-tendant la résistance du blé tendre à la fusariose, et à l’identification des facteurs biotiques et abiotiques contrôlant la production in planta des mycotoxines, favorisant ainsi le développement de nouvelles stratégies permettant un meilleur contrôle de la production de mycotoxines au champ chez le blé tendre.

Durée
3 ans (2010-2013)
Budget
NC
Financement
NC
inra
UBP