Réduire par l'aliment les émissions de méthane d'origine digestive

Le contexte

La viande bovine pâtit aujourd’hui d’une image dégradée (émission de gaz à effet de serre, image nutritionnelle défavorable), d’une baisse de consommation en France, le tout dans un contexte économique mondial hautement concurrentiel.

Les enjeux sociétaux sont pourtant cruciaux. En effet, ils impactent l’autonomie alimentaire du pays, la durabilité des systèmes d’élevage et l’aménagement du territoire, le bien-être animal. Au final l’image de marque de la viande bovine et plus largement des productions animales est également touchée.

Les enjeux environnementaux de la filière bovine sont également majeurs et sont une réelle clé de compétitivité. Au-delà de l’économie potentielle directe d’émissions de méthane entérique (en tant que gaz à effet de serre), il s’agit de contribuer au maintien et au développement des systèmes de polyculture/élevage, permettant le maintien du tissu économique local, un entretien des espaces, ainsi que la forte attractivité touristique de notre pays. La valorisation des cultures oléo-protéagineuses locales permet enfin de réduire les importations de sources de protéines végétales telles que le soja.

Les objectifs

Le projet EPS offre un réel bras de levier sur la diminution du pouvoir de réchauffement global en France et à terme dans le monde, tout en offrant une réelle opportunité de relocalisation compétitive des productions bovines en France. Il mobilise l’ensemble de la filière « bovins viande », depuis la production d’aliment jusqu’au consommateur, pour une action globale et une acceptabilité validée.

Le principal objectif d’EPS est de démontrer et quantifier l’efficacité d’ingrédients alimentaires naturels actifs sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre par les bovins viande en croissance et en finition. De plus, il vise une amélioration de l’efficacité énergétique de l’aliment complet des bovins viande et l’amélioration nutritionnelle de la viande. En effet, l’ingrédient actif, de par son mode d’action sur la fermentation ruminale, combiné à une formulation adaptée de l’aliment complet, devrait modifier de façon notable et bénéfique les profils en acides gras de la viande. La teneur en acides gras insaturés et en acides linoléiques conjugués (CLA), connus pour leurs bénéfices sur la santé humaine, sera augmentée. Ce processus pourrait également impacter l’organisation du tissu conjonctif et des fibres musculaires et ainsi améliorer la qualité sensorielle de la viande.

Ainsi, l’ingrédient et la formulation adaptée permettront une amélioration de la qualité du produit fini sans surcoût de production.

Durée
30 MOIS
Budget
NC
Financement
PIA opéré par l'ADEME